Un champion ou une championne du club mis en avant.

En toute simplicité découvrez Eric Pédro, coureur confirmé et humble !

Interview d'Eric Pédro ou la connaissance de soi ! 

 

Spiridon Périgord Pourpre : Eric, tu as 39 ans, professeur d’EPS et tu es à l’origine gymnaste. Un petit tour de ton parcours sportif atypique.

 

Eric : J’ai une base de gymnaste niveau national. Je n’aimais pas courir. Quand je suis parti à l’armée à 22 ans, j’ai comme on dit « profité ». J’ai du coup commencé la course à pied pour perdre du poids et non pas par plaisir. Mon objectif étant une préparation au marathon. J’ai tout de suite été attiré par des courses longues.

 

SPP : Tu commences la course à pied et l’abandonnes… en « beauté » car tu participes à une course mythique ; l’Iron man de Nice en 2006. Tu finis 504ème sur 1021 en 12h50’07’’. Pourquoi ce choix ?

 

Eric : En effet, après 8 années de course à pied essentiellement sur route, j’ai clôturé cette période par ce triathlon : l’Iron man de Nice. Après cela, je n’avais tout simplement plus goût à l’effort, je l’ai mis de côté, mais ce n’était qu’une parenthèse.

Pendant 4 ans j’ai pratiqué la danse contemporaine. Après ce cycle j’ai repris la course à pied en mars 2010 avec pour objectif cette fois de participer à laSaintélyon, 69 km que j’ai fini en 09h09’39’’ dans des conditions météo très dures. J’ai découvert le trail à cette occasion. Ça a été une révélation, le début d’une nouvelle période orientée « nature ».

 

SPP : Quelle a été ta 1ère course et qu’en as-tu tiré comme bénéfice ?

 

Eric : C’était le semi marathon de Riom en 1998. Je fais mon plan d’entrainement seul dans un esprit de compétition. Pour moi, sur route le chrono est bien plus important qu’en trail.

Cette épreuve a été le premier palier d’un processus de progression ; à tout point de vue ; avant de faire un marathon. Car la course à pied est une étape pour la connaissance de soi. Au niveau mental on sait qu’on va se questionner, avoir des moments de doutes, de galères et surtout comment va-t-on pouvoir les gérer ! Mais toujours dans l’idée d’aller jusqu’au bout.

 

SPP : C’est ta deuxième année au Spiridon. Après ce parcours de sportif confirmé pourquoi choisir notre club ?

 

Eric : J’ai la plupart du temps fais mes entraînements en solo. Alors pourquoi en club, parce qu’après un an à évoluer seul, j’avais besoin de trouver une ambiance et un partage. L’envie d’être avec d’autres, le plaisir du groupe et des sorties ensemble. De plus j’ai su qu’au Spiridon un groupe de traileurs était existant et comme je tends vers ce type de courses, ça a penché dans la balance.

 

SPP : Quelles sensations as-tu en trail ?

 

Eric : Il y a deux états d’esprit : soit être dans la performance soit être dans l’imprégnation. En trail, j’essaye de mixer les deux. Mon but est d’arriver, mais le cheminement et le parcours sont tout aussi importants. Le chrono peut être mis de côté, pour profiter des paysages et pour en baver aussi. Ton physique intervient mais ton mental est indispensable pour chercher des facultés inconnues parfois. C’est comme une exploration de soit même.

Je me souviens à Chamonix en 2011 pour la CCC, au départ il y avait beaucoup d’excitation. C’est une grosse machine cette course : une énorme organisation, une ambiance extraordinaire et bienveillante. Tout est fait pour susciter des émotions. Tu traverses 3 pays : la France, la Suisse, et l’Italie, avec de magnifiques paysages. Les spectateurs t’encouragent et scandent ton prénom affiché sur ton dossard.

 

Par contre je me suis retrouvé à courir seul en montagne, en pleine nuit avec ma couverture de survie. Je n ‘ai jamais eu si froid de ma vie avec des spasmes en plein effort.

Et là, tu te demandes vraiment ce que tu fais à cet endroit. Tu plonges alors dans tes plus profondes ressources enfouies jusque là.

 

SPP : Avec 3600 km de parcourus en 2012, quels sont tes plus gros « exploits » ?

 

Eric : L’année a commencé avec Les 50 km de Lalinde, où je finis 6éme en 4h.En mai, les séries de l’Oxygen challenge où je finis 42ème. C’est une course sur 3 jours. Le 1er que de la montée sèche 300m d+, le 2ème jour 43 km et le 3ème 20km avec 4 spéciales. Tout cela sous un déluge !

Puis en juin, j’ai fini 18ème de l’Ultra Trail du Puy de Mary Aurillac, 43 km, 2000m d+.

Enfin arrive le GRP…

 

SPP : En effet, tu t’es essayé au Grand Raid des Pyrénées (GRP) en août dernier. Raconte- nous ton aventure.

 

Eric : Le GRP c’est 156km et 9600md+. Comment dire. Content de l’avoir fait mais frustré de ne pas l’avoir achevé. Au bout de 24h00 j’ai abandonné au km 110 dû à une fatigue générale que je n’ai pas su gérer, suite à une mauvaise nuit. J’étais à ce moment là avec Philippe Desrozier, qui lui, était malade. Pourtant en avance sur les barrières horaires, je pouvais me permettre de me reposer un peu. Mais impossible de m’endormir et j’ai rendu mon dossard. Je me connaissais dans la douleur musculaire et morale, et je me suis découvert dans cette fatigue là. Pour l’Ultra Trail du Mont Blanc, je l’attendrai pour la surmonter.

 

SPP : L’UTMB (Ultra Trail du Mont Blanc) est ton objectif 2013, dans quel but ?

 

Eric : Attiré par le « long », je suis dans la perspective de ce format de courses. Avec une préparation progressive, je commence par le trail du Vulcain sur le 21km avec pour objectif sur cette course un chrono. Pour ce début d’année, je fais des épreuves plus courtes et monterai en distances au fur et à mesure pour bien me préparer à l’UTMB.

Au-delà de l’effort physique, c’est une recherche du dépassement de soi –même, explorer des faces cachées de sa personnalité. Tout le chemin spirituel pour y arriver forge le caractère et l’individu. Oui, je pense que ça a une certaine influence ensuite dans la vie en général mais il y a le revers de la médaille. A la moindre incapacité physique, je le vis très mal. Si quelque chose grippe cet engrenage et me bloque pour les entraînements et les préparations, j’ai du mal à rester zen et inactif.

 

SPP : Un regret, un rêve.

 

Eric : Le regret d’avoir abandonné au GRP, un rêve, franchir la ligne d’arrivée de l’UTMB !

 

SPP : Ton plus beau souvenir.

 

Eric : Des instants de plénitude dans certains passages en pleine montagne des gorges escarpées et sauvages lors du Marathon du Pays Basques à Bidarray.

Pour cette première loupe, c'est Myriam Hervy qui ouvre le ball. Après sa chaussure d'or lors de la soirée de Noël du Spiridon.

Interview en 10 questions d’une coureuse assidue.

 

Myriam Hervy, tu as 47 ans et es sportive dans la course à pied.

 

1. Spiridon Périgord Pourpre : Myriam, depuis combien de temps pratiques-tu la course à pied ?  Myriam Hervy : J’ai commencé en 2008 en « joggeuse solitaire ». En 2010, je rejoins Jean-Michel ; mon mari ; au club du Spiridon Périgord Pourpre.

 

2. SPP : Peux tu nous dire ce que t’apporte ce sport et d’être en club ?

 M.H : Ce sport me permet de me défouler. C’est un antistress, une évasion du quotidien surtout quand les soucis sont présents. Il m’apporte également le contact humain.

Au début, je ne trouvais pas vraiment l’intérêt d’être en club, car la course à pied n’est pas un sport collectif. Et au fil des entraînements et des courses, j’ai découvert des personnes de tout horizon, de tous clubs partageant une même passion. Quand je cours, je me retrouve seule avec moi-même et mes jambes et après l’effort, il y a un réel échange avec les autres coureurs.

 

3. SPP : Quelle a été ta première course ?

M.H : En février 2010, un 10 km trail à Cahors. Stéphane Méry me coachait avec d’autres participantes. Arrivés la veille en groupe, l’ambiance était fantastique. Après avoir suivi le rythme imposé du coach et des embûches qui rendaient la course difficile, j’ai fini fièrement cette première compétition. Tous ces ingrédients furent révélateurs. Depuis, tous les 15 jours en moyenne, j’effectue une course, hors trails et marathons.

 

4. SPP : Ta dernière course, le trail de St Astier, 55 km en 06h06 et troisième V1.

Raconte- nous ta performance physique et l’état d’esprit de la coureuse.

M.H : Seule participante féminine du club, je m’attendais à ce que ça soit difficile, mais en même temps une réelle impatience de réaliser cette épreuve. J’ai reçu une excellente préparation. De 2 entraînements par semaine, je suis passée à 4 pendant 2 mois dont certains en nocturne.

Au départ des 55 km j’étais avec un petit groupe jusqu’au 1er ravitaillement, au 14ième kilomètre. Puis au 28ième  les abandons ont commencé. Du 28ième  au 30ième je ne souffrais pas, j’étais dans mon rythme. A partir du 30ième kilomètre, j’étais toute seule. Et là tu te dis que c’est long. Ma hantise la plus profonde était la crampe dont l’issue est l’abandon de la course. Mes jambes ont commencé à se raidir au 45ième kilomètre et les descentes devenaient compliquées. Mais je n’avais pas fait tout ça pour rien alors j’ai fait abstraction de la douleur,  toujours avec cette angoisse de la crampe. Le coup de fatigue s’est fait ressentir aussi et l’arrivée même à 500m paraissait  très lointaine.

Et enfin la ligne d’arrivée….Je l’ai fait !

 

5. SPP : Quels conseils donnerais-tu à d’autres sportifs pour réussir un 55 km ?

M.H : Ecouter les expériences et les conseils des autres. En faire une synthèse adaptée à soi-même et une bonne hygiène de vie avant la course. Bonne nutrition, boire beaucoup. Ne pas attendre la faim et la soif, sinon tu peux rater une course à cause de cela. Par exemple en entraînement, toutes les 30 minutes je mangeais 1/2 barre, à partir de 3 heures de courses un petit sandwich puis toutes les heures.

 

6. SPP : Comment et qu’est-ce qui t’a fait évoluer vers des courses longues ?

M.H : C’est surtout dû à l’effet de groupe, l’opportunité avec les membres du club qui motive et la curiosité. J’appréhendais les courses longues. Je me suis lancée avec Jean-Michel au Marathon de Nantes en avril dernier. Puis sur le 55 km qui une course plus difficile. Sur le marathon il y a plus d’ambiance  et d’encouragements avec les spectateurs qui se déplacent au bord du parcours.

 

7. SPP : Quel(le) sportif(ve) admires-tu le plus ?

M.H : Personne de connu en particulier. Je suis très admirative des sportifs en général, qui effectuent une performance, comme par exemple Philippe Desrozier qui a fait la diagonale des fous.

 

8. SPP : Tes objectifs pour  2013 ?

M.H : A part quelques courses en guise d’« amuse-gueule », les 50 km de Lalinde ou le Vulcain.

 

9. SPP : Un regret et un rêve ?

M.H : un regret…ne pas avoir commencé la course à pied plus tôt. Plus l’âge avance, plus je suis pressée pour encore avoir la capacité de courir. Un rêve… Pourquoi pas un trail en montagne sans se mettre la pression.

 

10. SPP : Ton plus beau souvenir ?

M.H : Nous étions avec Jean-Michel en vacances en Auvergne avec un plan d’entrainement pour un trail. Nous courions en longeant un cours d’eau et débouchions sur une cascade dans les sous bois. Pas un bruit, c’était si calme, si apaisant. Un réel bien-être nous a envahit, une communion avec la nature.

 

Interview réalisée par Bérengère Gilles

 

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