De nouvelles Photos du Trail des Citadelles 2010
Posté le 8 avr 2010 dans Courses, Résultats • 2 commentaires
L’équipe de trail avait programmé cette course des Citadelles depuis longtemps et n’ont pas hésité à suivre un plan d’entraînement assez costaud, contrat réussi puisque sur 20 et 40 km, les résultats sont très bons.

- Sur 70 km, là encore deux coureurs du club ont pris le départ et ont souffert pour terminer. Stéphane Chevalier finit 109 ème sur 300 partants. Thierry Bonhomme , usé par une hypo termine en 11h40.
- Sur 40 km, cinq coureurs du club ont faits exploser leur records et se retrouve pour la plupart dans le premier tiers de la course. Hervé Cuisinet est 70 ème sur 381 arrivants. Pascal Reynaud est 98 ème en 5h36, Jean Champeix est 109 ème en 5h40, Xavier Lentignac finit en 5h47 à la 121 ème place devant son acolyte Mathieu Arnould
- Sur 20 km, trois filles du club ont courues ensemble pour emmener Marie Reynaud au sommet de cette course difficile pour un premier trail en montagne. Il s’agit de Corine Zaramella, Patricia Delmares et donc de Marie Reynaud, elles finissent en 3h14 aux alentour de la 340 ème place sur 450 partants.
Toutes les photos dans la suite !
Le Spiridon en week-end thalasso….
Mais non, c’est une blague. Enfin, on verra… Nos 10 lascars du Spiridon avaient décidé de braver le trail des Citadelles à Lavelanet (09). Tous s’étaient préparés avec des objectifs différents : le groupe des 3 filles (Marie, Patou, et Coco) sur le 20 kms (+1000 m), celui des garçons « raisonnables » (Hervé, Jean, Calou, Mathieu et Xavier) sur le 40 kms (+2000 m), et enfin les 2 fous (Cheche, et Titi) sur le 73 kms (+3600 m).
Départ de Bergerac samedi fin de matinée sous un ciel clément, pourvu que ça dure. Après un déjeuner raisonnable à Agen, nous entamons la dernière partie du voyage. Déjà, nous bravons les barrières, non pas horaires, mais de péage…N’est-ce pas Cheche ? Arrivée encore sous un ciel clément (ce n’est pas normal !) à Lavelanet pour récupérer nos dossards. Puis nous rejoignons nos pénates à Montferrier. Là très classique : une chambre de garçons, une chambre de fille. Attendez, on est sérieux. On est là pour signer une performance. Petite ballade à pieds pour se dégourdir les jambes. Et là surprise ! Il y a vraiment un problème : les chemins sont secs ! Nous rencontrons au passage nos collègues de trail de l’USB, et retournons par la suite au gîte pour diner. Après ce bon dîner, préparation du matériel pour le lendemain, et petit tarot digestif. Et là, enfin la pluie arrive…Au passage, nous discutons avec Patrick BRUNI double vainqueur du 73 kms des Citadelles en 2008, et 2009, qui est à la recherche de covoiturage pour le lendemain matin.
Après une nuit courte, réveil dimanche matin à 4h30 pour Cheche, et Titi, dans la discrétion pour ne pas réveiller nos collègues de chambrée. Enfin, on a essayé, sauf Cheche peut-être…Info majeure : il a plu toute la nuit, et il pleut encore. Petit déjeuner copieux, car la journée s’annonce longue. Et puis nous rejoignons en voiture Lavelanet, en amenant au passage Patrick BRUNI. 5h50 dernier brief de Michel ARNAUD, l’organisateur, et la musique de circonstance écrite par son frère. 6h pétante, départ à la lampe frontale sur ce 73 kms pour les quelques 340 coureurs, dont nous. Nous partons prudemment car nous avons en mémoire nos échecs de l’année dernière. Dés les 1ères portions de chemin, nous sommes « rassurés », cela sera humide et boueux. Nous montons en direction du château de Montségur, que nous apercevons de loin dans les lueurs du petit-matin, et tournons à gauche pour rejoindre le 1er ravito, et point de contrôle à Bélesta. Tout va bien. Nous courons ensemble, et sommes pointés après 18kms en 2h10. Après s’être alimentés, nous repartons en direction du 2ème ravito, et point de contrôle à Fougax (33 kms) au travers de magnifiques forêts de résineux. A Fougax en 4h18, nous savons que c’est maintenant que la course commence, avec la remontée vers le Château de Montségur. Pour l’instant, certes le sol est boueux et glissant, mais la météo n’est pas trop capricieuse (alternance de crachin, et d’éclaircies). Nous repartons de Fougax pour aller « conquérir » Montségur. Pour moi c’est une première, puisque ma course s’était arrêtée à Fougax l’an dernier pour cause de problèmes respiratoires. Je vous le confirme : elle est costaud cette montée du fait de ses marches irrégulières pour accéder au 1207 m du « Pog » sur lequel est situé le château. De plus, nous grimpons dans un vent, et une neige, qui nous rappelle bien que nous sommes aux Citadelles. Mais quelle ambiance, pendant la montée, nous sommes encouragés par les touristes, et les coureurs déjà dans la descente du château. Arrivés au sommet, nous entrons dans les ruines du château par une porte, et sortons par une autre avant d’entamer une descente pas moins simple, en n’oubliant pas d’encourager nos collègues qui montent. Pas le temps de flâner, nous entamons la descente vers Montferrier, 3ème ravito, et point de contrôle. Là, cela se complique car cette portion de descente a été déjà emprunté par ceux du 73 kms, qui nous précédent, mais aussi ceux du 40 kms. Autant vous dire, que oui, sous une fine pluie incessante, cela est très glissant, et devient une « thalasso ». A Montferrier (48 kms), nous pointons à la 142ème, et 143ème position en 7h05. Tout va bien pour l’instant. Nous gérons au mieux. A ce ravito, arrêt technique pour Cheche : changement de chaussette. Et oui, c’est cela de ne pas avoir de mini-guêtres ! Et merci Titi pour les chaussettes sèches. Bon je vous passe les détails sur le nettoyage des pieds, etc…Nous repartons en direction de Roquefort les Cascades, en passant par le château de Roquefixade. Du haut de ce château, nous avons une vue magnifique sur la vallée et une partie de la chaîne des Pyrénées ariègeoises. Nous en profitons avec Cheche, et entamons la descente vers Roquefort. Au 60ème km, je sens Cheche plus frais et en forme que moi, et lui propose d’y aller. Je le rassure sur le fait que j’irais au bout. Mais 10 min après son départ, seul dans la forêt, je traverse un vrai coup de mou avec les jambes qui me tiennent que peu, et quelques étoiles. C’est la crie d’hypo. J’ai bien mangé jusque là, notamment du salé, mais pas assez de gel. Pour corser le tout, il tombe alors une pluie glaciale, et de la grêle. A ce moment là, le doute s’installe sur ma capacité à finir. Et puis je m’appuie 10 min contre un arbre, mange toute les bananes séchées que j’ai dans les poches avant de mon camel-back, et me remets à marcher doucement. Je dois aller au bout. Je marche 10 min encore, et puis les sensations reviennent. Je recours, et rejoins le 4ème point de contrôle et ravito à Roquefort (63 kms). Cheche est passé en 141ème position en 9h22, et je suis pointé en 163ème position en 9h35. Je me ravitaille, et fait le plein d’eau. Cela va mieux. Encore 10 kms à parcourir, dont la grosse montée sur les crêtes après Raissac. C’est maintenant sûr : j’irais au bout. Je repars, rejoins Raissac, et entame avec du rythme, mais prudemment la montée sur les crêtes. Je me fais doubler, mais double aussi des gens en les encourageants… C’est bientôt la fin. Après le passage dangereux des crêtes dans les cailloux, je commence en entendre le speaker de la course. Je sais alors que c’est gagné, et que se rapproche la descente courte mais périlleuse vers la place de Lavelanet. En haut de la descente, mes supporters du Spiridon sont là. Merci à eux. Cheche est là. Il est arrivé. Braco, t’es un champion. Après les difficultés de santé que tu viens de traverser….tout mon respect. J’entame après un brame magistral la dernière descente sur les fesses, et toujours sous la pluie, sous les huées de « Titi », et avec en fond sonore la chanson du «Petit Poney ». Je franchis la ligne d’arrivée en 11h40 à la 149ème place. On l’a fait, Cheche. On est finisher.
Tous les copains, et copines me rejoignent. Je suis heureux de les retrouver tous. Accolade avec mon ami Cheche…Et oui encore une courue ensemble, et finie. Cela nous des liens quand même. Et puis, j’ai une pensée pour mon épouse Valérie, et mes enfants, qui m’attendent à Agen.
Une fois dégrossis au jet d’eau, je me restaure dans la salle des fêtes de Lavelanet. Je prends connaissances de la très belle course d’équipe faite par les filles sur le 20 km. Bravo à toutes pour la perf, et l’esprit. Et puis, je félicite mes copains du 40 kms : Hervé (5h22), Calou (5h36), Xavier (5h47), et Mathieu (6h15). Bravo à tous. Ils explosent leur chrono respectif. Cela sert d’avoir un bon lièvre, n’est-ce pas Hervé…Et bravo spécial à Mathieu, qui a eu une préparation hachée.
Après une douche méritée, et l’heure de l’apéro étant là, nous invitons les autres personnes du gîte, et nos collègues trailers de l’USB, à partager une, deux,…bières. Et puis dîner, et tarot au coin du feu de cheminée, avant une nuit bien méritée.
Lundi matin 10h, départ de Montferrier pour un retour à Bergerac, en prenant le temps de passer au village de Roquefixade, pour apprécier la beauté du paysage sous le soleil… eh oui !
Cette course est fantastique d’authenticité, de beauté, de difficulté. On a envie d’y revenir, et on y reviendra. Merci à Michel ARNAUD, et à tous les bénévoles qui l’aident.
Enfin, nous avons tous ensemble partagé, et passé un agréable week-end. C’est surtout cela le Spiridon.

superbe course et merci particulierement a xavier avec qui j’ai partager cette course et qui ma aider dans les moments dur
Bravo à vous tous et toutes pour vos performances ariegeoises et merci pour votre accueil si convivial.A trés vite sur les terres basques de la magnifique vallée des aldudes.